J. Feugereux

peintre graveur écrivain

l'homme et l'artiste

 

 

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Jean Feugereux

Fresnay-L'Evêque

25 septembre 1923

Chartres

3 février 1992

peintre figuratif

de l'école française

a vécu et travaillé

à Paris et à Prasville

originaire de Beauce

Eure et Loir France

 

 

 

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© Nanga 2012

© ADAGP

 

 

 

 

 

 

 

 

Né dans la ferme du château de Saint-Germain (entre Chartres et Orléans), c’est en paysan que Jean Feugereux aborda la vie adulte. A 21 ans, il travaille encore dans l’agriculture et, à 24 ans, il devient professeur de l’Ecole ABC de dessin par correspondance où il était l’élève de Renefer (1879-1957), son maître et son ami, depuis la Guerre.

 

 

 

 

 

 

 

 

Une double vocation qui peut s’expliquer par les origines terriennes de son père et celles artistiques et parisiennes de sa mère dont le père, Alphonse Marré, fut organiste de la cathédrale de Chartres des années 10 aux années 40 et dont le grand-père, Léon Louis Chapon (1836-1918) fut graveur sur bois : on lui doit notamment la page de titre de la célèbre Gazette des Beaux-Arts.

 

Son amour de la Nature (qu’il aimait écrire avec une majuscule), ses aptitudes d’organisateur et un appétit de vivre hors du commun vont lui permettre de mener de front plusieurs vies dans le monde de l’art : peintre, aquarelliste, graveur sur bois et sur cuivre au burin, écrivain, directeur de l’enseignement d’ABC (1957-1977), membre de comités de salons (avec une mention spéciale pour le salon Comparaisons dont il fut trésorier pendant les 10 premières années ou le salon de Boulogne-Billancourt dont il fut l’organisateur à seulement 28 ans), président de l’ADAGP (droits des artistes), président d’une association d’aide médico-sociale aux artistes, membre d’honneur de la Maison des Artistes, organisateur du stand des arts plastiques de la Kermesse aux Etoiles (les anciens de la 2e DB), qui lui valut d’être reçu plusieurs fois par les présidents Auriol et Coty…

 

Malgré ses occupations prenantes, il ne cessa jamais de peindre et de dessiner – y compris sur les nombreux paquets de Gitanes qu’il consommait – même si ce fut la nuit pendant les premières années. Par la suite il alternera la pratique des techniques suivant la saison : l’aquarelle pendant l’été, la peinture et la gravure en alternance le reste de l’année.

 

 

 

 

 

 

 

 

Energique dans la vie, il était plus lent dans son travail artistique car il lui fallait du temps pour comprendre et rendre une atmosphère. Il s’attacha donc presque uniquement à la Beauce et à la Bretagne (le Pays bigouden en particulier) même s’il fit de rares tentatives à Marseille, à Troyes, dans le Larzac, en Lorraine (pour Charles Péguy), à Marennes-Oléron, en Normandie et même en Espagne. Ces œuvres voyagèrent beaucoup plus que lui puisqu’elles furent présentées dans de très nombreux pays, du Japon aux Etats-Unis.

 

Tenté très tôt par l’illustration de livres, il ne mit à exécution ses projets que bien plus tard en illustrant, entre autres, La Terre de Zola (le livre fut présenté par Bernard Pivot à la télévision et le président Mitterrand, grand amateur de l’auteur, le reçut en entretien à l’Elysée à cette occasion) et La Beauce ou La Farine du Diable de Paul Vialar. Il illustra également ses propres textes.

 

 

 

 

 

 

 

 

Les trois dernières années de sa vie il les consacra presque entièrement à peindre des ciels, se dégageant du sujet et prenant des libertés avec les couleurs. Le jaune orangé puis (orangé rouge) des années 80 aura été celle qui aura le plus choqué les amateurs avant de les charmer définitivement… après sa mort à 68 ans à un âge où son potentiel de renouvellement était encore grand.

 

Parmi les nombreuses expositions organisées depuis sa mort, on peut citer la première présentation des Ciels au château d'Amboise pendant l'été 1995 ou sa première exposition personnelle en Bretagne pendant l'été 2005 à la galerie A l'Atelier d'Ernest Correlleau à Pont-Aven.

 

En Beauce, des salles (à Voves ou à Prasville), des rues (au Coudray près de Chartres ou à Toury), des parcs et jardins (à Janville ou à Chartres) portent son nom et contribuent à perpétuer sa mémoire.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

actualités

 

 

20 ans... c'est l'occasion de revoir les peintures, les aquarelles, les dessins, les gravures, en particulier dans les galeries qui présentent de façon continue l'œuvre de l'artiste.

C'est aussi la possibilité de lire ses écrits et de feuilleter les livres parus sur sa peinture.

C'est enfin être informé directement et bénéficier de nombreux avantages à travers la revue Nanga - écrits de peintres

 

 

Voir... voire acheter des œuvres

 

à Orléans

 

Galerie L'Art Ancien

32 rue Jeanne d'Arc

tél.: 02 38 62 09 75

 

à Pont-Aven

 

Atelier Correlleau

11 rue Louis Lomenech

tél.: 02 98 06 13 30

www.correlleau.com

 

 

Acheter des livres

 

à Bonneval

 

Bureau et Loisirs

5 rue Saint-Roch

tél.: 02 37 47 29 25

 

à Châteaudun

 

Librairie du Coin

10 rue de Jallans

tél.: 02 37 44 93 46

 

à Dreux

 

La Rose des Vents

5 rue Maurice Viollette

tél.: 02 37 46 07 53

 

 

et les deux sur

 

www.feugereux.biz

 

 

suivre son actualité

 

Vous trouverez sur ce site des informations sur les événements prévus en 2012-2013, elles seront relayées par la presse régionale et artistique, les radios locales... Mais si vous voulez être invités aux manifestations, lire des textes inédits de l'artiste, disposer de documents exclusifs en téléchargement gratuit, profiter de prix de souscription pour les ouvrages à venir... Vous aurez tout cela et plus encore en vous abonnant à la

 

revue Nanga

écrits de peintres

www.nanga.net

 

 

Dans le premier numéro, un texte et des illustrations (inédit !) sur la montagne (Saint-Gervais Mont-Blanc, Les Bossons)

 

 

 

écrits du peintre

 

 

Dernière page de son dernier carnet

 

Le vent souffle en tempête et... j'adore cela !

Dans l'atelier les poutres grincent bruyamment et les sifflements sur le toit ne sont autres que le vent qui s'engouffre sous les ardoises. Par moment tout s'obscurcit  et c'est un vrai déluge de pluie qui martèle les ardoises.

Comme je suis, presque en permanence, assis sur le divan avec une patte allongée sur un tabouret et que je n'ai donc pas un labeur écrasant, il m'importe peu d'être subitement plongé dans la pénombre. C'est même mieux pour rêver et pour se détendre... encore que les douleurs dans la jambe et dans l'aine soient un constant rappel aux réalités du moment.

Or, la Nature en colère correspond mieux à ces réalités qu'un temps calme et doux.

Voilà pourquoi cela me satisfait de voir, au dehors, les hautes branches des bouleaux qui balayent le ciel de droite et de gauche, tout comme les essuie-glaces d'une voiture. Cela donne des rythmes, des balancements, qui accompagnent mes vieilles douleurs.

En même temps, et curieusement, cela me stimule. Si cela ne sert présentement à rien puisque je ne peux pas faire grand chose, par contre cela fait renaître avec une certaine colère une question que je me pose depuis longtemps :

Comment se fait-il que nous, Artistes peintres, graveurs, sculpteurs... nous ne soyons pas capables - par individualisme forcené - de dépasser nos petits problèmes de personnes, de salons, de tendances, au profit de notre profession toute entière ?