J. Feugereux

peintre graveur écrivain

salon Comparaisons

 

 

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Jean Feugereux

Fresnay-L'Evêque

25 septembre 1923

Chartres

3 février 1992

peintre figuratif

de l'école française

a vécu et travaillé

à Paris et à Prasville

originaire de Beauce

Eure et Loir France

 

 

 

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Jean Feugereux fut membre du bureau comme trésorier de l'origine (1955) à 1967

sa présence dans les catalogues

 

 

1955

 

membre du bureau avec Bordeaux-Le-Pecq, Lilas Bug (créatrice du salon, décédée le 7 décembre 1955) et François Baboulet

oeuvres exposées (page 13) :

187 - La Croisée des chemins P.

188 - Moulin en Beauce P.

On note dans les pages de publicité :

Elstar - conseiller artistique : J. Feugereux

 

 

1957

 

membre du bureau (trésorier) avec Bordeaux-Le-Pecq (président-fondateur), François Baboulet, Raoul Michau, Du Janerand, André Trèves

oeuvre exposée (page 20) :

167 - Poinville en Beauce

 

 

1958

 

membre du bureau (idem)

oeuvre exposée (page 28) :

131 - Brest. Port de commerce

Il participe à l'exposition au Museo Nacional de Arte Moderno à Mexico en octobre novembre avec la même oeuvre :

El puerto de commercio

 

 

1959

 

membre du bureau (idem)

oeuvre exposée (page 36) :

133 - Chalutiers au Guilvinec (reproduit en noir et blanc page 65)

 

 

 

 

 

 

1960

 

membre du bureau (idem)

oeuvre exposée (page 48) :

153 - Notre-Dame de Paris (reproduit en noir et blanc page 79)

 

On note son nom dans les pages de publicité :

Galerie Epona (qui éditera sa première plaquette)

Il est aussi citer dans le catalogue du Musée Municipal de Tokyo (Japon - du 1er au 20 septembre 1960), il y expose comme à Paris :

Notre-Dame de Paris

 

 

1961

 

membre du bureau (trésorier), Bordeaux-Le-Pecq (président-fondateur), Francois Baboulet et Raoul Michau (vice-présidents)

oeuvre exposée (page 52) :

151 - En Castille (reproduit en noir et blanc page 69)

 

 

 

 

 

1962

 

membre du bureau (idem)

oeuvre exposée (page 56) :

178 - Dourdan (Seine et Oise) (reproduit en noir et blanc page 109)

Il participe à l'exposition de Akademie der Bildenden Künste de Vienne Autriche avec la même oeuvre

Il est membre  du comité de travail (ArbeitsKomittee) français-autrichien. Il est le seul à ne pas avoir de titre...

 

 

1963

 

membre du bureau (trésorier), Bordeaux-Le-Pecq (président-fondateur), Francois Baboulet et Raoul Michau (vice-présidents), Jean Cluseau-Lanauve (secrétaire)

oeuvre exposée (page 58) :

155 - Marée basse au Guilvinec (reproduite en noir et blanc page 95)

Il participe pendant tout l'été à l'exposition au palais de la Méditerranée à Nice avec (page 40)

Dans le port du Guilvinec (même oeuvre que ci-dessus ?)

Il est cité comme membre du bureau (trésorier)

 

 

1964

 

membre du bureau (trésorier), Bordeaux-Le-Pecq (président-fondateur), Francois Baboulet et Raoul Michau (vice-présidents), Jean Cluseau-Lanauve (secrétaire)

Le catalogue est cartonné et beaucoup plus important, il a donné beaucoup de travail à Jean Feugereux qui en était un des concepteurs

"Et voici Feugereux, dessinateur apte à suggérer l'espace de la plaine Beauceronne comme l'air du large." Guy Dornand (page 47)

oeuvre exposée

(reproduite en noir et blanc page 53)

 

Il participe à l'exposition au Kunstverein de Münich en Allemagne avec l'oeuvre ci-dessus dont le titre est :

113 - Hommage à Millet

 

 

1965

 

membre du bureau (trésorier), Bordeaux-Le-Pecq (président-fondateur), Francois Baboulet et André Bernadou (vice-présidents), Jean Cluseau-Lanauve (secrétaire)

oeuvre exposée (page 66) :

172 - Fin de moisson en Beauce (reproduite en noir et blanc page 99)

On note son nom dans les pages de publicité :

Galerie Saint-Placide

 

 

 

1966

 

membre du bureau (trésorier), Bordeaux-Le-Pecq (président-fondateur), Francois Baboulet et André Bernadou (vice-présidents), Jean Cluseau-Lanauve, M. (Jeanne) Socquet (secrétaire)

oeuvre exposée (page 66) :

163 - Fleurs des champs (reproduite en noir et blanc page 91)

On note son nom dans les pages de publicité :

Galerie Saint-Placide

 

 

 

 

 

 

 

1967

 

membre du bureau (trésorier), Bordeaux-Le-Pecq (président-fondateur), Francois Baboulet et André Bernadou (vice-présidents), Jean Cluseau-Lanauve, M. (Jeanne) Socquet (secrétaire)

oeuvre exposée (page 45) :

137 - Fenêtre ouverte sur la Beauce (reproduite en noir et blanc)

On note son nom dans les pages de publicité :

Galerie Saint-Placide (dans les 3 noms en gras, détachés des autres, avec Paul Collomb et Delplanque)

 

 

1968

 

Le bureau a changé, Jean Feugereux est cité comme "trésorier honoraire". Le catalogue de l'exposition fait moins d'un tiers de pages et est sans illustrations.

Voici comment était présenté ce changement dans le catalogue :

"Historique

En 1952, la Société de l'Ecole Française, créée en 1945 pour redonner vie au Salon fondé en 1903 par Paul de Plument de Bailhac, ajoutait à son titre « Fédération de groupes d'exposants ».

Ainsi naissait timidement l'idée de réunir des exposants de tendances diverses.

Deux ans plus tard, deux membres de la Société, la Vice-Présidente Lilas Bug et Mme Bordeaux Le Pecq, décidaient, en se séparant de l'Ecole française, d'approfondir davantage cette intention, de précipiter le mouvement, et de l'intensifier.

Elles créaient une association nouvelle qui, sous le nom de « Comparaisons », donnait en 1955 sa première exposition.

Autour des deux fondatrices, un groupe de peintres et sculpteurs s'était constitué avec Baboulet, Feugereux, Cadiou, Caillaux, Delplanque, du Janerand, Goetz, Guastalla, Leleu, Lelong, Evelyne Marc, Michaud, Rivière, Trêves, Valensi et Volti.

Ils s'assignèrent pour tâche de présenter chaque année un panorama aussi complet que possible de toutes les tendances de l'art contemporain. L'idée d'opposer abstraits et figuratifs par groupes de tendances, à égalité, était réalisée pour la première fois. Le 7 décembre 1955, quelques mois à peine après le premier salon, Lilas Bug décédait; Mme Bordeaux Le Pecq lui succédait alors. Sous son impulsion et avec le dévouement de tout son comité, « Comparaisons » connut un incontestable succès. Elle lui donna même une dimension nouvelle en accueillant chaque année les représentants d'un pays étranger qui, en échange, recevait une sélection des artistes de ce Salon. « Comparaisons » fit le tour du monde, du Mexique au Japon en passant par le Brésil, l'Allemagne, l'Autriche, la Belgique, etc.

Au mois de décembre dernier, à la suite de la démission de certains organisateurs, ainsi que de plusieurs membres du Comité, Mme Bordeaux Le Pecq abandonnait ses fonctions.

En dépit des difficultés d'organisation provoquées par ces défections de dernière heure, les membres du Comité ont décidé de confier la barre à Rodolphe Caillaux. Ils se sont donné pour mission de maintenir « Comparaisons », de lui garder son caractère original, d'accroître son dynamisme et de présenter au public l'image la plus objective et la plus fidèle de l'art plastique actuel."

On notera que Baboulet et surtout Feugereux sont cités hors ordre alphabétique, avec Bordeaux-Le-Pecq, ce sont les trois du bureau d'origine de 1955 qui ont assumé l'organisation de 12 salons Comparaisons.

oeuvre exposée (page 25) :

176 - La plaine de Beauce vers Baigneaux

On note son nom dans les pages de publicité :

Galerie Saint-Placide (dans les 3 noms en gras, détachés des autres, avec Paul Collomb et Delplanque)

 

 

1969

 

oeuvre exposée (page 36) :

140 - L'homme dans la ville

On note son nom dans les pages de publicité :

Galerie Saint-Placide (dans les 5 noms en gras, détachés des autres)

 

 

1970

 

oeuvre exposée :

144 - Prasville (Eure-et-Loir)

On note son nom dans les pages de publicité :

Galerie Saint-Placide (la direction a changé, il est dans une longue liste mais une de ses oeuvres figure sur la photographie de la vitrine)

 

 

1971

 

Son nom figure au début du catalogue : membre fondateur 1955 avec Lilas Bug, Bordeaux-Le-Pecq et François Baboulet, puis en-dessous les responsables de "courants"

Oeuvre exposée :

120 - En Beauce

 

 

1972

 

Son nom figure au début du catalogue mais dans la liste des organisateurs 1955, les seuls membres fondateurs sont Lilas Bug et Bordeaux-Le-Pecq

oeuvre exposée :

201 - En Beauce

 

 

1982

 

Son nom figure au début du catalogue mais dans la liste des organisateurs 1955, les seuls membres fondateurs sont Lilas Bug et Bordeaux-Le-Pecq

oeuvres exposées :

261 - L'abbaye du Bois (reproduite en noir et blanc page 51)

262 - L'orme dans la plaine

 

 

 

 

 

 

 

 

 

1986

 

Son nom figure au début du catalogue mais dans la liste des organisateurs 1955, les seuls membres fondateurs sont Lilas Bug et Bordeaux-Le-Pecq

Jean Feugereux n'a pas exposé cette année-là

 

 

 

 

actualités

 

 

Grâce à la disponibilité du diffuseur Centrelivres que nous remercions, vous allez à nouveau trouver les livres de Jean Feugereux dans les librairies et les maisons de presse de la région Centre.

 

 

Pour commencer les deux derniers parus : Derniers écrits et Jean Feugereux, Paysan !

 

 

 

Inutile de vous dire que j'y ai vu immédiatement une opportunité de sortir de mes cartons quelques projets de livres qui dormaient faute d'une réelle diffusion. Vous devriez donc voir dans les rayons une nouveauté dans les mois qui viennent.

 

Cette diffusion permettra également de renforcer le nouvel écho que nous souhaitons donner dans les toutes prochaines années à l'oeuvre de Jean Feugereux et à son esprit soucieux d'aider les autres artistes. Au début 2012, c'est en effet le vingtième anniversaire de sa mort et l'année suivante le quatre vingt dixième anniversaire de sa naissance.

 

A bientôt donc

 

Jérôme Feugereux

 

 

 

écrits du peintre

 

 

Le "Gris Bretons" est sorti des presses à la date prévue du 25 septembre 1991.

 

 

Ce petit livre rappelle très précisément que j'entre dans ma soixante huitième année... [en réalité sa soixante neuvième année !] si bien que dorénavant je ne pourrai plus me tromper d'un an ou deux en ma faveur, comme parfois j'aimais à le faire !

Avec ses quelques gravures et souvenirs bretons il a aussi marqué, par son arrivée, la fin de notre séjour à Léchiagat chez Jérôme, séjour assez court et davantage destiné à un changement d'air profitable qu'à un travail forcené.

J'allais en Bretagne pour me reposer, parfaire ma convalescence et réaliser de ci de là une aquarelle ou un dessin. Au rythme d'une ou d'un par jour je ne me suis pas trop fatigué.

Par contre j'ai regardé... et regardé un ciel constamment bleu, sauf une matinée, tout comme en 1954 lorsque je découvrais cette partie du Finistère sud, ainsi que je le rappelle dans le "Gris Bretons".

De toute façon, que le ciel soit bleu ou gris, cela ne change pas le fait que Le Guilvinec et Lesconil ont changé et davantage d'ailleurs que Saint-Guénolé.

Cette constatation n'est certes pas nouvelle mais les changements s'affirment au fil des années. Aujourd'hui, le port du Guilvinec, plus important et plus profond qu'avant, est envahi par un très grand nombre de chalutiers aux équipements de plus en plus modernes. Serrés, tassés les uns contre les autres et contre les quais, ils deviennent moins intéressants et surtout moins faciles à dessiner ou à peindre, à moins de réussir à en isoler quelques-uns.

A Lesconil, la nouvelle jetée permet aux chaluts d'accoster jusqu'au fond du port, là où, autrefois, l'on marchait à pied sec à marée basse.

Cette fois-ci je suis plutôt resté du côté de Léchiagat, où se trouve d'ailleurs un important chantier de réparation. Les chalutiers, montés sur le quai par un énorme engin se livrent dans leur totalité et certains sont impressionnants par leur hauteur et leur volume, ce dont évidemment l'on se rend moins bien compte lorsqu'ils sont à l'eau.

 

 

Après les indispensables entretiens et réparations, c'est là où les "artistes" bretons peignent de toutes couleurs les coques des bateaux.

Mais tandis que les estivants et les visiteurs s'agglutinent dans le port lors des retours de pêche journaliers, il est préférable d'aller au delà des jetées pour voir déferler depuis l'horizon l'armada des chaluts rentrant au port en fin d'après-midi.

Ils se suivent, se côtoient, se dépassent, d'autant plus chahutés et les coques ourlées d'écume blanche que la mer est plus forte. Une multitude de mouettes les accompagnent.

Comme il en sort chaque jour une bonne centaine, ces retours, qui s'échelonnent sur un temps relativement court, sont de toute beauté.

J'en ai tenté une aquarelle et je l'ai laissée à Jérôme.

A la sortie de Saint-Guénolé, en se dirigeant vers Pors Carn, si on longe la côte par un chemin desservant de belles et rudes maisons surplombant la mer, c'est également très beau.

Par contre, après la plage de Pors Carn, il faut dorénavant ignorer la pointe de la Torche qu'un "conservateur" imbécile a transformé en une sorte de crâne chauve et teigneux, avec piquets et allées pour les visiteurs... à discipliner ou... à parquer.

Passant alors au travers de la lande, l'on rejoint la chapelle de Tronoën. A défaut de visiter celle-ci, souvent fermée, on peut en regarder tout à son aise l'extérieur et le pardon en pierre en dégustant le cidre breton du café proche.