J. Feugereux

peintre graveur écrivain

André Hambourg

 

 

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Jean Feugereux

Fresnay-L'Evêque

25 septembre 1923

Chartres

3 février 1992

peintre figuratif

de l'école française

a vécu et travaillé

à Paris et à Prasville

originaire de Beauce

Eure et Loir France

 

 

 

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Cliquez ici pour lire la dernière lettre de André Hambourg à Jean Feugereux

 

 

Petite note sur le peintre par Jean Feugereux, probablement pour l'Ecole ABC :

 

"Hambourg (André) 1909 Paris ― 1999 Paris

 

"Peintre, graveur, illustrateur.

 

"Peintre de la Marine, Grande Médaille de Vermeil de la Ville de Paris, Citoyen d'honneur de la ville de Trouville (F.) et de New Orleans (U.S.A.)...

 

"André Hambourg fut correspondant de guerre de l'Armée de 1943 à 1945 (Croix de guerre, chevalier de la Légion d'honneur). C'est un peu, depuis, le "globe-trotter" de la peinture avec un petit tour du monde, chaque année ou presque.

 

"Il en rapporte des "monceaux" de dessins, d'aquarelles et d'huiles, retravaillant ensuite celles-ci en atelier.

 

"Ses expositions, en France et à l'Etranger, connaissent toujours un grand succès et la "cote" de cet Artiste est l'une des meilleures parmi les peintres vivants.

 

"Travailleur infatigable il a illustré de très nombreux ouvrages dont le fameux livre "D'Alger à Berchtesgaden", souvenir de ses années de guerre.

 

"Il participe à tous les grands Salons de peinture et ses oeuvres sont exposées dans les plus importants Musées du monde."

 

 

[rapports J. M. Paillard]

 

[sans date, 1950 ou 1951]

 

Hambourg. 39 rue Boissonnade. ODE.77.77.

 

Très intéressé par le stylo 704. Désire que je lui présente 3 ou 4 modèles le plus tôt possible, car il cherche une plume très fine et il travaille beaucoup en lignes très fines avec quelques traits plus épais.

 

Très intéressé par encre brune et gouache Déco. Faisant jusqu’à présent beaucoup de pastels mais voudrait changer en allant vers la gouache.

 

Regardé de près tous les échantillons. Il n’y a que sur le blanc qu’il a tiqué un peu.

 

Bon peintre. Montré de très bonnes choses.

 

Semblait assez intéressé.

 

Revenir le voir bientôt pour choix stylos. 

 

 

du 18 au 30 juin [1950 ou 1951]

 

Hambourg. 39 rue Boissonnade.

 

Porté 3 stylos 700 avec plume souple et fine afin qu’il choisisse. A passé près d’une heure à ce petit travail sans pouvoir se décider et a adopté finalement un dont il était enchanté. Une heure après il me téléphonait désespéré qu’il venait de laisser tomber son stylo.

 

Finalement est venu me voir rue Marignan et je lui ai remis « sa » plume sur un autre corps de stylo.

 

Je ne lui ai rien demandé. J’ai pensé que la garantie pouvait jouer à la rigueur et d’ailleurs il avait l’air assez navré comme cela.

 

André Hambourg qui est mort en décembre 1999 était un ami de Jean Feugereux. Nous citons trois de ses textes le concernant :  une fiche sur l'artiste écrite probablement pour le cours ABC et des extraits de rapports de contacts en tant qu'attaché de direction des établissements J.M. Paillard (fournitures pour les arts) auprès des artistes dans les années 1950-1951.

 

Leurs relations devaient bientôt se poursuivre dans l'organisation du stand des peintres à la Kermesse aux Etoiles (anciens de la 2e DB du général Leclerc). André Hambourg a raconté cette aventure, à Lydia Harambourg dans un livre : La Kermesse aux Etoiles, Ides et Calendes, Neuchâtel, 1996.

(photographie ci-dessus : Jean Feugereux, en manches de chemise sur le stand des arts plastiques de la Kermesse aux Etoiles).

 

Voici la dédicace du livre par André Hambourg à la femme de Jean Feugereux :

 

avec toute mon affection fidèle... nos souvenirs... de nos "combats" dont elle retrouvera tant d'échos dans ces pages ! et Fidèlement à Jean toujours présent "ici".

 

Extrait du livre qui se présente sous la forme d'une interview :

 

Lydia Harambourg : Comment imaginiez-vous la réalisation de ce projet ?

 

André Hambourg : J'y pensais beaucoup, je l'ai évoquée avec le peintre Henri Plisson (...) et avec notre confrère Jean Feugereux, directeur de l'Ecole ABC de dessin, animateur d'une solide équipe d'artistes professeurs et aussi avec le peintre Paul Charlot, dont le tempérament calme et réfléchi nous serait précieux.

Ils ont accepté l'idée de cette aventure.

 

Feugereux, par ses activités, était en relations étroites avec les grands fabricants de couleurs, de papiers et de crayons. Dans notre projet, ces contacts étaient essentiels, prioritaires, indispensables à la poursuite de notre plan.

 

 

Pour en savoir plus sur André Hambourg www.hambourg.com

 

 

 

 

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Grâce à la disponibilité du diffuseur Centrelivres que nous remercions, vous allez à nouveau trouver les livres de Jean Feugereux dans les librairies et les maisons de presse de la région Centre.

 

 

Pour commencer les deux derniers parus : Derniers écrits et Jean Feugereux, Paysan !

 

 

 

Inutile de vous dire que j'y ai vu immédiatement une opportunité de sortir de mes cartons quelques projets de livres qui dormaient faute d'une réelle diffusion. Vous devriez donc voir dans les rayons une nouveauté dans les mois qui viennent.

 

Cette diffusion permettra également de renforcer le nouvel écho que nous souhaitons donner dans les toutes prochaines années à l'oeuvre de Jean Feugereux et à son esprit soucieux d'aider les autres artistes. Au début 2012, c'est en effet le vingtième anniversaire de sa mort et l'année suivante le quatre vingt dixième anniversaire de sa naissance.

 

A bientôt donc

 

Jérôme Feugereux

 

 

 

écrits du peintre

 

 

Le "Gris Bretons" est sorti des presses à la date prévue du 25 septembre 1991.

 

 

Ce petit livre rappelle très précisément que j'entre dans ma soixante huitième année... [en réalité sa soixante neuvième année !] si bien que dorénavant je ne pourrai plus me tromper d'un an ou deux en ma faveur, comme parfois j'aimais à le faire !

Avec ses quelques gravures et souvenirs bretons il a aussi marqué, par son arrivée, la fin de notre séjour à Léchiagat chez Jérôme, séjour assez court et davantage destiné à un changement d'air profitable qu'à un travail forcené.

J'allais en Bretagne pour me reposer, parfaire ma convalescence et réaliser de ci de là une aquarelle ou un dessin. Au rythme d'une ou d'un par jour je ne me suis pas trop fatigué.

Par contre j'ai regardé... et regardé un ciel constamment bleu, sauf une matinée, tout comme en 1954 lorsque je découvrais cette partie du Finistère sud, ainsi que je le rappelle dans le "Gris Bretons".

De toute façon, que le ciel soit bleu ou gris, cela ne change pas le fait que Le Guilvinec et Lesconil ont changé et davantage d'ailleurs que Saint-Guénolé.

Cette constatation n'est certes pas nouvelle mais les changements s'affirment au fil des années. Aujourd'hui, le port du Guilvinec, plus important et plus profond qu'avant, est envahi par un très grand nombre de chalutiers aux équipements de plus en plus modernes. Serrés, tassés les uns contre les autres et contre les quais, ils deviennent moins intéressants et surtout moins faciles à dessiner ou à peindre, à moins de réussir à en isoler quelques-uns.

A Lesconil, la nouvelle jetée permet aux chaluts d'accoster jusqu'au fond du port, là où, autrefois, l'on marchait à pied sec à marée basse.

Cette fois-ci je suis plutôt resté du côté de Léchiagat, où se trouve d'ailleurs un important chantier de réparation. Les chalutiers, montés sur le quai par un énorme engin se livrent dans leur totalité et certains sont impressionnants par leur hauteur et leur volume, ce dont évidemment l'on se rend moins bien compte lorsqu'ils sont à l'eau.

 

 

Après les indispensables entretiens et réparations, c'est là où les "artistes" bretons peignent de toutes couleurs les coques des bateaux.

Mais tandis que les estivants et les visiteurs s'agglutinent dans le port lors des retours de pêche journaliers, il est préférable d'aller au delà des jetées pour voir déferler depuis l'horizon l'armada des chaluts rentrant au port en fin d'après-midi.

Ils se suivent, se côtoient, se dépassent, d'autant plus chahutés et les coques ourlées d'écume blanche que la mer est plus forte. Une multitude de mouettes les accompagnent.

Comme il en sort chaque jour une bonne centaine, ces retours, qui s'échelonnent sur un temps relativement court, sont de toute beauté.

J'en ai tenté une aquarelle et je l'ai laissée à Jérôme.

A la sortie de Saint-Guénolé, en se dirigeant vers Pors Carn, si on longe la côte par un chemin desservant de belles et rudes maisons surplombant la mer, c'est également très beau.

Par contre, après la plage de Pors Carn, il faut dorénavant ignorer la pointe de la Torche qu'un "conservateur" imbécile a transformé en une sorte de crâne chauve et teigneux, avec piquets et allées pour les visiteurs... à discipliner ou... à parquer.

Passant alors au travers de la lande, l'on rejoint la chapelle de Tronoën. A défaut de visiter celle-ci, souvent fermée, on peut en regarder tout à son aise l'extérieur et le pardon en pierre en dégustant le cidre breton du café proche.