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Ce matin, 14 septembre 2005, Patrick Le
Floch-Correlleau est mort chez lui, dans les bras de sa femme Dominique,
entouré des tableaux des peintres qu'il aimait, en particulier Pierre Eugène
Clairin, le parrain de la galerie qu'il avait fondée à
Pont-Aven il y a plus de
trente ans, et Ernest Correlleau, son grand-père, qu'il avait associé au nom de
la galerie : A l'Atelier d'Ernest.
A à peine plus de soixante ans, il représentait la
mémoire artistique de Pont-Aven, défendant la deuxième génération de peintres
avec autant de générosité et de compétence que sa mère et sa grand-mère Julia
les avaient accueillis dans leur Hôtel de La Poste dont il occupait un grand
bâtiment annexe.
Nous nous connaissions depuis trente ans et notre
amitié s'était renforcée ces dernières années. Si une première exposition avait
été annulée en raison de la maladie de mon père, il n'avait pas voulu qu'il en
soit de même en raison de la sienne (en fait sensiblement la même). Il savait
que ce serait sa dernière exposition et la première de sa femme qui en a
récemment repris la direction. Elle qui fut en tout point admirable pendant les
dernières semaines, tant par sa volonté de garder Patrick, comme ils l'avaient
voulu ensemble, dans les lieux qu'il aimait, que par l'efficacité qu'elle a su
conserver dans la conduite de la galerie.
Je la remercie ainsi que ses amis qui l'aidaient.
Et merci à toi Patrick pour ce que tu as fait pour
mon père, pour le succès de l'exposition qui est le tien, pour m'avoir
permis d'éditer le livre de Pierre Eugène
Clairin que tu as préfacé, et pour les beaux
- mais
trop rares - moments que nous avons partagés à parler peintres et peinture, notre
passion à tous les deux.
Jérôme Feugereux
Des oeuvres de Jean Feugereux seront visibles en
permanence à la galerie dès sa réouverture pour la Toussaint 2005 sous la
direction de Dominique Le Floch-Correlleau. |
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