J. Feugereux

peintre graveur écrivain

A l'atelier d'Ernest Correlleau

 

 

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Jean Feugereux

Fresnay-L'Evêque

25 septembre 1923

Chartres

3 février 1992

peintre figuratif

de l'école française

a vécu et travaillé

à Paris et à Prasville

originaire de Beauce

Eure et Loir France

 

 

 

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A l'Atelier d'Ernest Correlleau

Mme Patrick Le Floch-Correlleau

11 rue Louis Lomenech – F 29930 Pont-Aven

tél. : 02 98 06 13 30

www.correlleau.com

 

 

 

 

Patrick Le Floch a fêté en 2004 les 30 ans de sa galerie. L'une des - pour ne pas dire la - plus renommées de Pont-Aven et l'une des très rares à figurer dans la très officielle "Route des peintres".

 

D'avril à septembre 2005, lui et sa femme Dominique ont présenté une importante exposition particulière de Jean Feugereux avec des oeuvres bretonnes.

 

La galerie est située à deux pas du Musée dans l'ancien atelier du grand père de Patrick Le Floch, le peintre Ernest Correlleau (1892 - 1936). Celui-ci, fils d'un notaire de Pont-Aven, s'était marié avec Julia, la propriétaire de l'Hôtel de la Poste où tant d'artistes se sont rencontrés. Parmi ceux-ci, Pierre-Eugène Clairin (1897-1980), son grand ami, parrain de sa fille Nicole, et avec lequel Jean Feugereux entretint des relations étroites sur la fin de sa vie, et le célèbre Maurice de Vlaminck (1876-1958) qui habitait aux limites de la Beauce et de la Normandie.

 

 

 

 

Patrick Le Floch et Jérôme Feugereux ouvrirent leur galerie la même année (1974). Pour le premier ce fut la seule, pour le second la première : Galerie Alphonse Marré à Chartres. Une personne, qui appréciait également leur façon de faire, ne tarda pas à parler de l'un à l'autre et réciproquement.

 

 

Ce matin, 14 septembre 2005, Patrick Le Floch-Correlleau est mort chez lui, dans les bras de sa femme Dominique, entouré des tableaux des peintres qu'il aimait, en particulier Pierre Eugène Clairin, le parrain de la galerie qu'il avait fondée à Pont-Aven il y a plus de trente ans, et Ernest Correlleau, son grand-père, qu'il avait associé au nom de la galerie : A l'Atelier d'Ernest.

 

A à peine plus de soixante ans, il représentait la mémoire artistique de Pont-Aven, défendant la deuxième génération de peintres avec autant de générosité et de compétence que sa mère et sa grand-mère Julia les avaient accueillis dans leur Hôtel de La Poste dont il occupait un grand bâtiment annexe.

 

Nous nous connaissions depuis trente ans et notre amitié s'était renforcée ces dernières années. Si une première exposition avait été annulée en raison de la maladie de mon père, il n'avait pas voulu qu'il en soit de même en raison de la sienne (en fait sensiblement la même). Il savait que ce serait sa dernière exposition et la première de sa femme qui en a récemment repris la direction. Elle qui fut en tout point admirable pendant les dernières semaines, tant par sa volonté de garder Patrick, comme ils l'avaient voulu ensemble, dans les lieux qu'il aimait, que par l'efficacité qu'elle a su conserver dans la conduite de la galerie.

 

Je la remercie ainsi que ses amis qui l'aidaient.

 

Et merci à toi Patrick pour ce que tu as fait pour mon père, pour le succès de l'exposition qui est le tien,  pour m'avoir permis d'éditer le livre de Pierre Eugène Clairin que tu as préfacé, et pour les beaux - mais trop rares - moments que nous avons partagés à parler peintres et peinture, notre passion à tous les deux.

 

 

                                                           Jérôme Feugereux

 

 

 

actualités

 

 

20 ans... c'est l'occasion de revoir les peintures, les aquarelles, les dessins, les gravures, en particulier dans les galeries qui présentent de façon continue l'œuvre de l'artiste.

C'est aussi la possibilité de lire ses écrits et de feuilleter les livres parus sur sa peinture.

C'est enfin être informé directement et bénéficier de nombreux avantages à travers la revue Nanga - écrits de peintres

 

 

Voir... voire acheter des œuvres

 

à Orléans

 

Galerie L'Art Ancien

32 rue Jeanne d'Arc

tél.: 02 38 62 09 75

 

à Pont-Aven

 

Atelier Correlleau

11 rue Louis Lomenech

tél.: 02 98 06 13 30

www.correlleau.com

 

 

Acheter des livres

 

à Bonneval

 

Bureau et Loisirs

5 rue Saint-Roch

tél.: 02 37 47 29 25

 

à Châteaudun

 

Librairie du Coin

10 rue de Jallans

tél.: 02 37 44 93 46

 

à Dreux

 

La Rose des Vents

5 rue Maurice Viollette

tél.: 02 37 46 07 53

 

 

et les deux sur

 

www.feugereux.biz

 

 

suivre son actualité

 

Vous trouverez sur ce site des informations sur les événements prévus en 2012-2013, elles seront relayées par la presse régionale et artistique, les radios locales... Mais si vous voulez être invités aux manifestations, lire des textes inédits de l'artiste, disposer de documents exclusifs en téléchargement gratuit, profiter de prix de souscription pour les ouvrages à venir... Vous aurez tout cela et plus encore en vous abonnant à la

 

revue Nanga

écrits de peintres

www.nanga.net

 

 

Dans le premier numéro, un texte et des illustrations (inédit !) sur la montagne (Saint-Gervais Mont-Blanc, Les Bossons)

 

 

 

écrits du peintre

 

 

Dernière page de son dernier carnet

 

Le vent souffle en tempête et... j'adore cela !

Dans l'atelier les poutres grincent bruyamment et les sifflements sur le toit ne sont autres que le vent qui s'engouffre sous les ardoises. Par moment tout s'obscurcit  et c'est un vrai déluge de pluie qui martèle les ardoises.

Comme je suis, presque en permanence, assis sur le divan avec une patte allongée sur un tabouret et que je n'ai donc pas un labeur écrasant, il m'importe peu d'être subitement plongé dans la pénombre. C'est même mieux pour rêver et pour se détendre... encore que les douleurs dans la jambe et dans l'aine soient un constant rappel aux réalités du moment.

Or, la Nature en colère correspond mieux à ces réalités qu'un temps calme et doux.

Voilà pourquoi cela me satisfait de voir, au dehors, les hautes branches des bouleaux qui balayent le ciel de droite et de gauche, tout comme les essuie-glaces d'une voiture. Cela donne des rythmes, des balancements, qui accompagnent mes vieilles douleurs.

En même temps, et curieusement, cela me stimule. Si cela ne sert présentement à rien puisque je ne peux pas faire grand chose, par contre cela fait renaître avec une certaine colère une question que je me pose depuis longtemps :

Comment se fait-il que nous, Artistes peintres, graveurs, sculpteurs... nous ne soyons pas capables - par individualisme forcené - de dépasser nos petits problèmes de personnes, de salons, de tendances, au profit de notre profession toute entière ?