J. Feugereux

peintre graveur écrivain

peintre écrivain

 

 

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Jean Feugereux

Fresnay-L'Evêque

25 septembre 1923

Chartres

3 février 1992

peintre figuratif

de l'école française

a vécu et travaillé

à Paris et à Prasville

originaire de Beauce

Eure et Loir France

 

 

 

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© éditions Nanga 2010

© ADAGP

 

 

 

 

 

 

 

 

Il ne se prenait pas pour un véritable écrivain et trouvait qu'il se répétait souvent et revenait toujours sur les mêmes préoccupations.

 

Pourtant il aima toujours écrire. Il avoue même qu'il y prenait plaisir. Ces lettres, extrêmement nombreuses, avaient le don de toucher ses correspondants comme plusieurs nous en ont fait la remarque.

 

On trouvera dans la bibliographie plusieurs de ses textes.

 

Sur ce site, vous pourrez lire des écrits publiés ou inédits :

 

sur la Beauce

 

sur la Bretagne

 

sur les écrivains

 

sur les artistes

 

sur les techniques artistiques

 

sur le "métier" de peintre

 

sa correspondance

 

sur la Beauce

 

 

sur la Bretagne

 

peintre du Pays bigouden

 

 

sur les écrivains

 

Charles Péguy

 

 

sur les artistes

 

André Hambourg, une amitié d'un demi siècle

 

 

sur les techniques artistiques

 

de l'art de peindre en plein air ou à l'atelier

 

Parlons d'aquarelle !

 

la gravure au burin

 

 

sur le "métier" de peintre

 

des salons de peinture

 

 

sa correspondance

 

 

 

 

 

actualités

 

 

Jacqueline Amiel, qui a connu Jean Feugereux, expose ses oeuvres dans sa toute récente galerie de Saint-Quentin dans l'Aisne du 15 janvier au 19 février 2010 (voir précisions sur la page actualités).

 

 

Elle a rencontré l'artiste à l'école ABC sans savoir qu'il était peintre et l'a découvert en tant que tel en achetant deux aquarelles lors d'une vente à l'Hôtel Drouot. Artiste elle-même, également collectionneuse passionnée, elle a fait un choix d'oeuvres très personnel.

 

 

On verra dans sa galerie aussi bien des oeuvres d'Espagne, le seul pays "étranger" où Jean Feugereux ait peint, que des pochades anciennes de Boulogne-Billancourt ou des Bossons dans la vallée de Chamonix.

 

 

Que les amateurs purs et durs de l'oeuvre de l'artiste se rassurent, la Beauce, la Bretagne ou les ciels seront aussi présents. Toutes les techniques sont montrées ainsi que tous les livres disponibles.

 

 

 

écrits du peintre

 

 

Le "Gris Bretons" est sorti des presses à la date prévue du 25 septembre 1991.

 

 

Ce petit livre rappelle très précisément que j'entre dans ma soixante huitième année... [en réalité sa soixante neuvième année !] si bien que dorénavant je ne pourrai plus me tromper d'un an ou deux en ma faveur, comme parfois j'aimais à le faire !

Avec ses quelques gravures et souvenirs bretons il a aussi marqué, par son arrivée, la fin de notre séjour à Léchiagat chez Jérôme, séjour assez court et davantage destiné à un changement d'air profitable qu'à un travail forcené.

J'allais en Bretagne pour me reposer, parfaire ma convalescence et réaliser de ci de là une aquarelle ou un dessin. Au rythme d'une ou d'un par jour je ne me suis pas trop fatigué.

Par contre j'ai regardé... et regardé un ciel constamment bleu, sauf une matinée, tout comme en 1954 lorsque je découvrais cette partie du Finistère sud, ainsi que je le rappelle dans le "Gris Bretons".

De toute façon, que le ciel soit bleu ou gris, cela ne change pas le fait que Le Guilvinec et Lesconil ont changé et davantage d'ailleurs que Saint-Guénolé.

Cette constatation n'est certes pas nouvelle mais les changements s'affirment au fil des années. Aujourd'hui, le port du Guilvinec, plus important et plus profond qu'avant, est envahi par un très grand nombre de chalutiers aux équipements de plus en plus modernes. Serrés, tassés les uns contre les autres et contre les quais, ils deviennent moins intéressants et surtout moins faciles à dessiner ou à peindre, à moins de réussir à en isoler quelques-uns.

A Lesconil, la nouvelle jetée permet aux chaluts d'accoster jusqu'au fond du port, là où, autrefois, l'on marchait à pied sec à marée basse.

Cette fois-ci je suis plutôt resté du côté de Léchiagat, où se trouve d'ailleurs un important chantier de réparation. Les chalutiers, montés sur le quai par un énorme engin se livrent dans leur totalité et certains sont impressionnants par leur hauteur et leur volume, ce dont évidemment l'on se rend moins bien compte lorsqu'ils sont à l'eau.

 

 

Après les indispensables entretiens et réparations, c'est là où les "artistes" bretons peignent de toutes couleurs les coques des bateaux.

Mais tandis que les estivants et les visiteurs s'agglutinent dans le port lors des retours de pêche journaliers, il est préférable d'aller au delà des jetées pour voir déferler depuis l'horizon l'armada des chaluts rentrant au port en fin d'après-midi.

Ils se suivent, se côtoient, se dépassent, d'autant plus chahutés et les coques ourlées d'écume blanche que la mer est plus forte. Une multitude de mouettes les accompagnent.

Comme il en sort chaque jour une bonne centaine, ces retours, qui s'échelonnent sur un temps relativement court, sont de toute beauté.

J'en ai tenté une aquarelle et je l'ai laissée à Jérôme.

A la sortie de Saint-Guénolé, en se dirigeant vers Pors Carn, si on longe la côte par un chemin desservant de belles et rudes maisons surplombant la mer, c'est également très beau.

Par contre, après la plage de Pors Carn, il faut dorénavant ignorer la pointe de la Torche qu'un "conservateur" imbécile a transformé en une sorte de crâne chauve et teigneux, avec piquets et allées pour les visiteurs... à discipliner ou... à parquer.

Passant alors au travers de la lande, l'on rejoint la chapelle de Tronoën. A défaut de visiter celle-ci, souvent fermée, on peut en regarder tout à son aise l'extérieur et le pardon en pierre en dégustant le cidre breton du café proche.