J. Feugereux |
peintre graveur écrivain |
|||
![]() |
La passion des ciels |
|||
|
site
25 septembre 1923 3 février 1992 peintre figuratif de l'école française a vécu et travaillé originaire de Beauce Eure et Loir France
créé en hommage à l'artiste
|
artiste - peintre - aquarelliste - graveur - thèmes - galeries
Ce livre reproduit également toutes les peintures dont l'exécution a rempli les trois dernières années de sa vie, soit une quarantaine d'études à l'huile sur papier et à peu près autant de peintures sur toile de moyens et grands formats.
Certaines aquarelles ont été par ailleurs reproduites dans le livre Jean Feugereux, La Beauce, en 1997.
Déjà, dans le premier livre que nous avions réalisé ensemble en 1976 (Lettres de Beauce), l'aquarelle de l'exemplaire de tête que Jean Feugereux s'était réservée était un ciel.
Si la réalisation de ces peintures spécifiques au ciel n'a pris que trois années de la vie de l'artiste, on peut dire, sans risque de se tromper, que cette préoccupation le hanta toute sa vie.
Le livre des Ciels, outre les reproductions de peintures et d'écrits, comprend une anthologie de textes d'artistes sur le ciel et la lumière :
Jules Adeline, Amaury-Duval, Jean-Michel Atlan, Camille Bellanger, Albert Besnard, Jacques Emile Blanche, Eugène Boudin, Paul Cézanne, John Constable, Camille Corot, Gustave Courbet, Lucie Cousturier, Charles Daubigny, Eugène Delacroix, Maurice Denis, Eugène Fromentin, Louis Galloche, Michel Georges-Michel, Anne Louis Girodet-Trioson, Vincent van Gogh, Paul Huet, Wassily Kandinsky, Charles Lapicque, Marie Laurencin, Jean Pierre Laurens, Charles Louis François Le Carpentier, Horace Lecoq de Boisbaudran, Michel Ange, Claude Monet, Morin Jean, Roger de Piles, Camille Pissarro, Odilon Redon, Georges Rouault, Théodore Rousseau, Paul Sérusier, Gino Severini, Paul Signac, Pierre Henri de Valenciennes, Léonard de Vinci, Claude Henri Watelet, James Whistler
Les peintures des ciels ont été exposées pour la première fois dans les magnifiques salles, donnant sur la Loire, du château d'Amboise, pendant l'été 1995.
voir les thèmes abordés avec cette technique par l'artiste
|
actualités
Grâce à la disponibilité du diffuseur Centrelivres que nous remercions, vous allez à nouveau trouver les livres de Jean Feugereux dans les librairies et les maisons de presse de la région Centre.
Pour commencer les deux derniers parus : Derniers écrits et Jean Feugereux, Paysan !
Inutile de vous dire que j'y ai vu immédiatement une opportunité de sortir de mes cartons quelques projets de livres qui dormaient faute d'une réelle diffusion. Vous devriez donc voir dans les rayons une nouveauté dans les mois qui viennent.
Cette diffusion permettra également de renforcer le nouvel écho que nous souhaitons donner dans les toutes prochaines années à l'oeuvre de Jean Feugereux et à son esprit soucieux d'aider les autres artistes. Au début 2012, c'est en effet le vingtième anniversaire de sa mort et l'année suivante le quatre vingt dixième anniversaire de sa naissance.
A bientôt donc
Jérôme Feugereux
|
écrits du peintre
Le "Gris Bretons" est sorti des presses à la date prévue du 25 septembre 1991.
Ce petit livre rappelle très précisément que j'entre dans ma soixante huitième année... [en réalité sa soixante neuvième année !] si bien que dorénavant je ne pourrai plus me tromper d'un an ou deux en ma faveur, comme parfois j'aimais à le faire ! Avec ses quelques gravures et souvenirs bretons il a aussi marqué, par son arrivée, la fin de notre séjour à Léchiagat chez Jérôme, séjour assez court et davantage destiné à un changement d'air profitable qu'à un travail forcené. J'allais en Bretagne pour me reposer, parfaire ma convalescence et réaliser de ci de là une aquarelle ou un dessin. Au rythme d'une ou d'un par jour je ne me suis pas trop fatigué. Par contre j'ai regardé... et regardé un ciel constamment bleu, sauf une matinée, tout comme en 1954 lorsque je découvrais cette partie du Finistère sud, ainsi que je le rappelle dans le "Gris Bretons". De toute façon, que le ciel soit bleu ou gris, cela ne change pas le fait que Le Guilvinec et Lesconil ont changé et davantage d'ailleurs que Saint-Guénolé. Cette constatation n'est certes pas nouvelle mais les changements s'affirment au fil des années. Aujourd'hui, le port du Guilvinec, plus important et plus profond qu'avant, est envahi par un très grand nombre de chalutiers aux équipements de plus en plus modernes. Serrés, tassés les uns contre les autres et contre les quais, ils deviennent moins intéressants et surtout moins faciles à dessiner ou à peindre, à moins de réussir à en isoler quelques-uns. A Lesconil, la nouvelle jetée permet aux chaluts d'accoster jusqu'au fond du port, là où, autrefois, l'on marchait à pied sec à marée basse. Cette fois-ci je suis plutôt resté du côté de Léchiagat, où se trouve d'ailleurs un important chantier de réparation. Les chalutiers, montés sur le quai par un énorme engin se livrent dans leur totalité et certains sont impressionnants par leur hauteur et leur volume, ce dont évidemment l'on se rend moins bien compte lorsqu'ils sont à l'eau.
Après les indispensables entretiens et réparations, c'est là où les "artistes" bretons peignent de toutes couleurs les coques des bateaux. Mais tandis que les estivants et les visiteurs s'agglutinent dans le port lors des retours de pêche journaliers, il est préférable d'aller au delà des jetées pour voir déferler depuis l'horizon l'armada des chaluts rentrant au port en fin d'après-midi. Ils se suivent, se côtoient, se dépassent, d'autant plus chahutés et les coques ourlées d'écume blanche que la mer est plus forte. Une multitude de mouettes les accompagnent. Comme il en sort chaque jour une bonne centaine, ces retours, qui s'échelonnent sur un temps relativement court, sont de toute beauté. J'en ai tenté une aquarelle et je l'ai laissée à Jérôme. A la sortie de Saint-Guénolé, en se dirigeant vers Pors Carn, si on longe la côte par un chemin desservant de belles et rudes maisons surplombant la mer, c'est également très beau. Par contre, après la plage de Pors Carn, il faut dorénavant ignorer la pointe de la Torche qu'un "conservateur" imbécile a transformé en une sorte de crâne chauve et teigneux, avec piquets et allées pour les visiteurs... à discipliner ou... à parquer. Passant alors au travers de la lande, l'on rejoint la chapelle de Tronoën. A défaut de visiter celle-ci, souvent fermée, on peut en regarder tout à son aise l'extérieur et le pardon en pierre en dégustant le cidre breton du café proche.
|
|