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Si
l’on grave à la lumière artificielle, il convient de projeter la
source de lumière sur le châssis qui est face au graveur. Ainsi, la
lumière tamisée vient se refléter sur le cuivre.
Affûtage
des burins
Il
doit être parfait !
Dégrossir
avec la pierre India. Terminer sur la pierre d’Arkansas.
Humecter
la pierre avec une huile végétale de table.
Maintenir
le burin bien à plat sur la pierre à huile. Polir la surface du
burin par un mouvement de va et vient, dans le sens de la longueur sur
la pierre.
Supprimer
le « morfil » (barbes d’acier aux angles) par un affûtage
léger des faces externes du burin posées à plat sur la pierre et sur
toute leur longueur.
Un
burin bien affûté pique l’ongle si vous laissez retomber la pointe
sur celui-ci. Si la pointe glisse sur l’ongle, il faut recommencer
l’affûtage.
Emmanchement
du burin
Chauffer
au rouge la partie non trempée du burin et la couder
(un
morceau de pomme de terre transpercée par le burin évitera de détremper
l’acier sur une trop grande longueur).
Enfoncer,
bien d’aplomb dans le manche, la partie coudée en posant la pointe du
burin sur un morceau de bois. Frapper avec un marteau sur le manche.
Conseils
pratiques
A
l’aide d’un carbone blanc, reporter « à l’envers »
sur la plaque de cuivre le dessin de mise en page.
Le
burin se tient dans le creux de la main. La paume donne la poussée, les
doigts dirigent.
Poser
l’index près de la pointe. Les autres doigts retiennent la lame ;
ils doivent s’effacer pour ne pas dépasser le plan de l’outil.
La
plaque de cuivre est maintenue par l’autre main.
Pour
les taille courbes, faire pivoter la planche de cuivre sur un
coussin de cuir (ou matelas de tissu) ; la main qui tient le burin
doit rester immobile.
Des
plus claires aux plus foncées, les valeurs sont obtenues par le
jeu des tailles, plus ou moins rapprochées, croisées et recroisées.
Avant
le tirage d’une épreuve :
— Ebarber
soigneusement (dans le sens des tailles) à l’aide du grattoir tenu
bien à plat, après avoir couvert la planche gravée d’un peu
d’huile.
— Nettoyer
la planche avec du white spirit.
— Essuyer.
— Astiquer
la plaque au Miror (ce dernier noircit les tailles et permet de mieux
juger du travail accompli).
Par
respect pour son propre travail et pour celui de l’imprimeur
taille-doucier, une planche gravée doit être présentée impeccable.
Les
« états » sont des tirages successifs qui permettent
de se rendre compte du travail effectué et d’apporter les corrections nécessaires.
La
première épreuve étant toujours faible, prévoir deux épreuves de
chaque état.
L’on
peut corriger un état au crayon mine de plomb pour chercher l’effet désiré
et faciliter le travail de gravure en vue de l’état suivant. La seconde
épreuve, non corrigée, sera gardée comme témoin.
Il
est d’usage de numéroter les états en : 1er état, 2e
état, 3e… etc... et de les dater.
Tirage
des épreuves
Le
cuivre supporte le tirage de 30 à 40 épreuves. Au-delà, il faut faire
aciérer la planche.
Les
premières épreuves d’un tirage sont désignées en : Epreuves
d’artiste.
La
règle est de ne pas dépasser 1/6 du tirage pour les épreuves
d’artiste, soit 5 pour un tirage sur 30.
Les
trente épreuves du tirage seront numérotées (à gauche) de 1/30 à
30/30.
La
signature figurera à droite et, le cas échéant, le titre de l’œuvre
sera noté au centre.
Le
graveur méticuleux établira une fiche par gravure réalisée, comportant
les renseignements suivants :
Titre
date
n°
Format de la planche
Format du papier
nombre d'épreuves d'artiste
Date des états successifs
nombre du tirage
Mentions particulières
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