J. Feugereux

peintre graveur écrivain

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Jean Feugereux

Fresnay-L'Evêque

25 septembre 1923

Chartres

3 février 1992

peintre figuratif

de l'école française

a vécu et travaillé

à Paris et à Prasville

originaire de Beauce

Eure et Loir France

 

 

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3 février 2012 : 20e anniversaire de la mort de Jean Feugereux

25 septembre 2013 : 90e anniversaire de sa naissance

 

 

vient de paraître fin novembre 2012

 

le premier livre sur l'ensemble de l'œuvre (peint, dessiné, gravé, écrit)

 

de Jean Feugereux,

 

introduction à son futur catalogue raisonné thématique (éditions Nanga)

 

L'ensemble de son parcours professionnel prestigieux retracé

 

un "Feugereux" plein de surprises. A découvrir !

 

en savoir plus

 

 

 

Jusqu'au 3 mars 2013

 

La Conie : exposition à la Maison de la Beauce à Orgères en Beauce

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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20 ans... c'est l'occasion de revoir les peintures, les aquarelles, les dessins, les gravures, en particulier dans les galeries qui présentent de façon continue l'œuvre de l'artiste.

C'est aussi la possibilité de lire ses écrits et de feuilleter les livres parus sur sa peinture.

 

 

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Visite à l'Elysée

 

 

Par la grâce et l’amitié de Georges Lemoine, réception aujourd’hui à l’Élysée par le Président François Mitterrand afin de me permettre de lui remettre personnellement un exemplaire de La Terre.

À notre arrivée dans la cour d’honneur, le Conseil des Ministres se terminait. Ballet de voitures officielles. Après avoir gravi les marches du perron, Georges Lemoine serrait des mains, me présentait... ou non. Ancien Ministre, il conserve sur place des amitiés.

Un planton nous précéda vers le premier étage. Accueil par Jacques Attali. Attente dans le salon proche du bureau présidentiel. Passage de diverses personnalités : le Général X, Conseiller du Président pour la Défense, puis Jean Raymond, Ministre des Affaires étrangères. Quelques personnages avec dossiers entraient et sortaient du bureau du Président.

C’était rapide, silencieux.

Onze heures ! C’était notre tour.

Le Président s’est levé, venant au devant de nous, un léger sourire aux lèvres. Il nous a prié de nous asseoir dès que Georges Lemoine m’eût, amicalement et respectueusement, présenté et qu’il eût demandé des nouvelles de son fils et de ses petites filles, gravement accidentés la veille.

François Mitterrand n’est pas très grand mais il a une présence, une sérénité et infiniment de courtoisie, de délicatesse. Il a pris le temps de regarder les illustrations de La Terre ainsi que la dédicace, écoutant Georges Lemoine ou moi, posant des questions et se disant d’accord avec moi dans le fait d’avoir privilégié les paysages, les personnages étant déjà « superbement » décrits par Zola.

Zola est un auteur qu’il connaît parfaitement. Il a mis trente ans à réunir la collection complète de l’édition originale des Rougon Macquart et il n’y a guère que deux ans qu’il a réussi à acquérir le tout dernier volume.

Le Président s’est aussi intéressé à la Beauce qu’il connaît peu, allant de temps à autre dans une ferme isolée, quelque part entre Ablis et Dourdan.

J’avais glissé quelques documents sur l’Association Fra Angelico dans le catalogue de mon expo des 40 ans. Le Président a bien voulu écouter l’énoncé rapide de nos actuelles difficultés et m’a promis de remettre les documents à son Conseiller avec mission de s’en occuper.

Georges Lemoine a alors remis le catalogue de l’actuelle exposition Vlaminck au Musée de Chartres, invitant le Président à la visiter, insistant sur la qualité des œuvres présentées, certaines étant peu connues.

Vingt minutes s’étaient écoulées. François Mitterrand s’est levé, s’intéressant encore à Chartres, puis me demandant de l’informer personnellement lors de ma prochaine exposition. Parisienne ou chartraine.

Toujours souriant, il nous a accompagné jusqu’à la porte de son bureau. Alors que nous disions au revoir à Jacques Attali, il est passé près de nous, déjà occupé par d’autres problèmes.

Au bas de l’escalier, les gardes rengainaient leurs sabres lorsque nous sommes descendu.

À noter que si, au 101 rue de l’Université, Bureaux des Députés, le planton subtilise la carte d’identité des visiteurs, au Palais de l’Elysée le garde se contente de noter quelques renseignements et rend la carte aussitôt.

Georges Lemoine aimant la marche à pied, nous sommes reparti par le Faubourg Saint-Honoré et la Place de la Concorde pour traverser la Chambre des Députés qu’il m’a fait visiter, y compris la superbe bibliothèque.

Retour au bureau de Georges Lemoine, déjeuner au restaurant des Députés (bien !), très belles vues de Paris sur la terrasse.

Re-retour au bureau de Georges Lemoine, détendu et pas pressé, allumant un cigare, parlant de ses études, de ses diplômes, de sa venue à Chartres et disant combien il aimait de plus en plus cette ville.

Cela faisait trois heures que nous étions ensemble lorsque je l’ai quitté.

 

22.07.1987 Palais de l’Élysée

 

- Ce n'était pas la première fois que Jean Feugereux allait à l'Elysée puisqu'il y avait été invité à déjeuner par les présidents Auriol puis Coty - avec ses confrères, dans le cadre du stand des arts plastiques (dont il fut le responsable) de la Kermesse aux Etoiles, organisée au profit des anciens de la 2e DB du maréchal Leclerc).

- Ce livre de La Terre a été présenté à Apostrophes par Bernard Pivot. Edité par les éditions Alphonse Marré (du nom de son grand père, organiste de la cathédrale de Chartres de 1911 à 1943), créées et dirigées par Jérôme Feugereux.