J. Feugereux

peintre graveur écrivain

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Jean Feugereux

Fresnay-L'Evêque

25 septembre 1923

Chartres

3 février 1992

peintre figuratif

de l'école française

a vécu et travaillé

à Paris et à Prasville

originaire de Beauce

Eure et Loir France

 

 

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© éditions Nanga 2010

© ADAGP

 

 

 

 

 

 

 

Le 6 septembre 2011 paraît le premier numéro de la revue Nanga sur les écrits de peintres, créé par Jérôme (également webmestre de ce site) en hommage à son père (voir texte dans la colonne de droite).

 

 

 

 

Vous trouverez sur le site www.nanga.fr une "boutique Jean Feugereux" : ses livres mais aussi progressivement quelques-unes de ses oeuvres.

 

 

ses amis

 

 

Deux de ses amis peintres viennent de disparaître en octobre 2010 :

 

Paul Collomb, l'ami proche, l'un des seuls auxquels il montrait ses oeuvres en cours pour qu'il lui donne des conseils. Ainsi il lui fit arrêter une grande toile du paysage de Janville, réalisée pendant une rage de dents. Probablement la seule oeuvre dont il existe deux exemplaires de taille identique

 

Max Savy, le chantre de la Terre Cathare

 

 

 

en Bretagne

 

comme chaque année les oeuvres de l'artiste sont présentées (avec un accrochage différent) par la galerie

 

 

A l'Atelier d'Ernest Correlleau à Pont-Aven dans le Finistère (depuis 2005, toute l'année)

www.correlleau.com

 

 

 

 

 

 

Après 4 saisons à défendre l'oeuvre de l'artiste, de son maître Renefer et de leurs amis dans la galerie d'Erquy, Michèle Boinet, présidente, et l'association Grignotis continuent la présentation des peintres graveurs sur

 

www.grignotis.com

 

et préparent des expositions itinérantes

 

 

 

 

 

 

vie du Cercle Jean Feugereux

 

Anne Feugereux-Porquet, présidente du Cercle, a créé un blog accessible par

 

www.feugereux.net

 

qui ne demande qu'à vivre grâce à vos interventions

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Une nouvelle revue en hommage à l'artiste

 

Depuis la mort de mon père il y a bientôt 20 ans, j'ai toujours cherché à l'associer à des activités et des univers artistiques qui peuvent parfois lui paraître étrangers si on ne voit de lui que le peintre de la Beauce et de la Bretagne. Il fut bien plus et représente l'archétype du peintre de tradition française dans la deuxième moitié du XXe siècle. Grâce à son implication dans l'organisation du salon Comparaisons pendant ses dix premières années (1953-1963), il rencontra tous les artistes qui comptaient alors dans la France et dans le monde et qui représentaient les tendances les plus variées, les plus extrêmes même. S'il n'appréciait pas toujours leurs oeuvres, il appréciait les hommes, les échanges qu'il avait avec eux. Pour certains, dont les oeuvres pourtant étaient bien éloignés de ses propres préoccupations artistiques, il avait de l'admiration comme artistes et comme hommes. Il a rencontré plusieurs milliers d'artistes dans sa vie (3000 avait-il estimé en réponse à une question que je lui posais), il les connaissait personnellement pour la plupart et avait vu leurs oeuvres... Pour les grands anciens, il aimait à lire leurs écrits.

 

Quoi de plus normal donc que de l'associer à mon inventaire des peintres écrivains

 

www.nanga.fr

 

et maintenant à la revue Nanga

 

 

www.nanga.net

 

sur les écrits et paroles des peintres.

 

Cette revue sera le moyen de communication que je vais privilégier pour les manifestations prévues pour le vingtième anniversaire de sa mort en 2012 et le 90ème anniversaire de sa naissance en 2013. Expositions, publications, colloques, prix littéraires sont déjà prévus.

 

Jérôme Feugereux

 

 

 

écrits du peintre

 

 

Le "Gris Bretons" est sorti des presses à la date prévue du 25 septembre 1991.

 

 

Ce petit livre rappelle très précisément que j'entre dans ma soixante huitième année... [en réalité sa soixante neuvième année !] si bien que dorénavant je ne pourrai plus me tromper d'un an ou deux en ma faveur, comme parfois j'aimais à le faire !

Avec ses quelques gravures et souvenirs bretons il a aussi marqué, par son arrivée, la fin de notre séjour à Léchiagat chez Jérôme, séjour assez court et davantage destiné à un changement d'air profitable qu'à un travail forcené.

J'allais en Bretagne pour me reposer, parfaire ma convalescence et réaliser de ci de là une aquarelle ou un dessin. Au rythme d'une ou d'un par jour je ne me suis pas trop fatigué.

Par contre j'ai regardé... et regardé un ciel constamment bleu, sauf une matinée, tout comme en 1954 lorsque je découvrais cette partie du Finistère sud, ainsi que je le rappelle dans le "Gris Bretons".

De toute façon, que le ciel soit bleu ou gris, cela ne change pas le fait que Le Guilvinec et Lesconil ont changé et davantage d'ailleurs que Saint-Guénolé.

Cette constatation n'est certes pas nouvelle mais les changements s'affirment au fil des années. Aujourd'hui, le port du Guilvinec, plus important et plus profond qu'avant, est envahi par un très grand nombre de chalutiers aux équipements de plus en plus modernes. Serrés, tassés les uns contre les autres et contre les quais, ils deviennent moins intéressants et surtout moins faciles à dessiner ou à peindre, à moins de réussir à en isoler quelques-uns.

A Lesconil, la nouvelle jetée permet aux chaluts d'accoster jusqu'au fond du port, là où, autrefois, l'on marchait à pied sec à marée basse.

Cette fois-ci je suis plutôt resté du côté de Léchiagat, où se trouve d'ailleurs un important chantier de réparation. Les chalutiers, montés sur le quai par un énorme engin se livrent dans leur totalité et certains sont impressionnants par leur hauteur et leur volume, ce dont évidemment l'on se rend moins bien compte lorsqu'ils sont à l'eau.

 

 

Après les indispensables entretiens et réparations, c'est là où les "artistes" bretons peignent de toutes couleurs les coques des bateaux.

Mais tandis que les estivants et les visiteurs s'agglutinent dans le port lors des retours de pêche journaliers, il est préférable d'aller au delà des jetées pour voir déferler depuis l'horizon l'armada des chaluts rentrant au port en fin d'après-midi.

Ils se suivent, se côtoient, se dépassent, d'autant plus chahutés et les coques ourlées d'écume blanche que la mer est plus forte. Une multitude de mouettes les accompagnent.

Comme il en sort chaque jour une bonne centaine, ces retours, qui s'échelonnent sur un temps relativement court, sont de toute beauté.

J'en ai tenté une aquarelle et je l'ai laissée à Jérôme.

A la sortie de Saint-Guénolé, en se dirigeant vers Pors Carn, si on longe la côte par un chemin desservant de belles et rudes maisons surplombant la mer, c'est également très beau.

Par contre, après la plage de Pors Carn, il faut dorénavant ignorer la pointe de la Torche qu'un "conservateur" imbécile a transformé en une sorte de crâne chauve et teigneux, avec piquets et allées pour les visiteurs... à discipliner ou... à parquer.

Passant alors au travers de la lande, l'on rejoint la chapelle de Tronoën. A défaut de visiter celle-ci, souvent fermée, on peut en regarder tout à son aise l'extérieur et le pardon en pierre en dégustant le cidre breton du café proche.